Comment vaincre l’éjaculation précoce? Les solutions

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Souvent vu comme étant un problème crucial dans la vie sexuelle de nombreux couple, le problème d’éjaculation précoce devient parfois même handicapant pour certains hommes. Aujourd’hui, plus de 30 % des hommes sont concernés par ce trouble en France. Même si, pour certains, il est difficile d’en parler ou d’étaler le problème devant des inconnues, ce trouble figure aujourd’hui en tête de liste des motifs pour lesquels les hommes consultent un sexologue. Actuellement, de nombreuses solutions sont proposées autant par les sexologues que les médecins ou les coachs de vie pour pallier ce problème.

Comment vaincre l'éjaculation précoce? Les solutions

L’éjaculation précoce, c’est quoi ?

Devançant les troubles érectiles, l’éjaculation précoce est un des troubles masculins les plus courants. Touchant plus de 30 % de la population masculine en France, ce trouble s’avère être aujourd’hui un des premiers motifs de consultation de sexologue pour les hommes. L’on parle parfois d’éjaculation prématurée persistante ou récurrente avec une stimulation minimale. En d’autres termes, l’éjaculation précoce n’est pas un fait passager, mais plutôt répétitif.

Il faut savoir que le délai moyen pour l’éjaculation masculine est de l’ordre de 8 minutes. Un homme qui souffre d’éjaculation précoce n’arrive pas à tenir la moitié de ce délai. Une personne souffrant d’éjaculation précoce ne parvient pas du tout à maîtriser le moment de son éjaculation. Celle-ci arrive rapidement au cours du rapport sexuel, la durée variant de quelques secondes à 3 ou 4 minutes maximum.

Notons toutefois que les attentes et performances sexuelles peuvent varier suivant les personnes. Il est ainsi difficile de définir l’éjaculation précoce suivant les statistiques ou la durée moyenne.

En des termes simples, l’on parle d’éjaculation précoce ou prématurée lorsqu’un homme éjacule peu de temps après la pénétration. Deux situations cliniques permettent de mieux définir ce qu’est le trouble de l’éjaculation :

• L’éjaculation intervient entre une à deux minutes de pénétration intravaginale, et l’homme ne parvient pas à retarder l’éjaculation à chaque pénétration vaginale ;

• L’éjaculation intervient encore plus précocement. C’est le cas, par exemple, de l’éjaculation « antéportas », qui survient avant même que la pénétration n’ait eu lieu ou après seulement quelques secondes.

Dans tous les cas, un homme qui souffre d’éjaculation précoce est incapable de gérer ou de maîtriser son éjaculation et, notamment, le moment de celle-ci.

Il faut toutefois noter que l’éjaculation précoce n’est en rien une maladie ou un problème de malformation. Ce n’est pas parce qu’une personne éjacule prématurément qu’elle est pour autant « un cas à part ». Le but n’est donc pas de soigner l’éjaculation précoce, mais plutôt de trouver des solutions efficaces et adaptées pour gérer l’excitation sexuelle.

Quelles en sont les causes ?

Le mauvais fonctionnement de l’appareil génital

Pour mieux comprendre les causes possibles de l’éjaculation précoce, il est important de s’attarder sur la constitution et le fonctionnement de l’appareil génital mâle.

Nous connaissons tous les trois éléments extérieurement visibles qui constituent l’appareil génital des hommes, à savoir la verge et les testicules. En plus de ceux-là, il y a les glandes annexes que sont la vésicule séminale, la prostate et la glande bulbo-urétrale. Les testicules rejoignent les vésicules et la prostate via le canal déférent, puis se transforment en canal éjaculateur.

Pour ce qui est du corps érectile, il y a trois éléments :

• deux corps dits « caverneux » qui sont de grands réservoirs constitués de nombreuses veines et artères ;

• un corps spongieux qui renferme l’urètre, qui est le passage obligatoire de l’urine comme du sperme.

Lors d’une excitation sexuelle, c’est le cerveau qui envoie des messages d’ordre au corps érectile. Les vaisseaux et artères du corps caverneux se dilatent et se remplissent de sang. C’est l’érection.

Avant l’éjaculation, les spermatozoïdes remontent le canal déférent, et rejoignent les vésicules séminales pour y être stockés. Au moment de l’émission, une contraction « quasi simultanée » se produit au niveau des canaux éjaculateurs, vésicules séminales, prostates et glande bulbo-urétrale. C’est ce mécanisme qui est à l’origine de la constitution du sperme. La tension augmente ainsi progressivement jusqu’à la phase d’expulsion ou « l’éjaculation ». Pendant cette phase, les muscles à la base du pénis et les muscles périnéaux se contractent pour permettre l’éjaculation. C’est cette dernière phase qui est régie par une partie du cerveau, et qui est complètement incontrôlable.

Les causes de l’éjaculation prématurée

Presque tous les hommes peuvent vivre ce trouble assez « honteux » pour eux dans certaines circonstances. La plus plausible des circonstances implique une forte excitation, qui ne permet pas de contrôler l’éjaculation. Mais, la cause la plus fréquente est l’espacement entre les rapports sexuels. Une personne qui n’a que rarement des relations sexuelles accumule la tension sexuelle. De fait, l’excitation monte rapidement, et il est difficile de contrôler cet état d’excitation, ce qui pousse à une éjaculation prématurée.

Selon les sexologues, les principales causes de l’éjaculation prématurée sont étroitement liées à la psychologie. Mais, il faut également noter l’importance des habitudes et, notamment, des « mauvaises » lors des premières années d’activités sexuelles. En effet, il faut savoir que notre corps et, notamment, notre cerveau enregistrent rapidement nos habitudes, et régissent ainsi notre organisme suivant ces plans. Ainsi 4 principales causes ont été notées par les sexologues :

1- La masturbation : nombreux hommes se masturbent rapidement en secret juste pour arriver à éjaculer rapidement. Il faut pourtant savoir que cela peut entraîner une habitude, ce qui ramènera ainsi à devenir éjaculateur précoce. C’est surtout le cas pour les hommes qui se masturbent dans le simple but de relâcher la tension sexuelle à travers une éjaculation. Ce cas est également vrai pour les hommes qui ont des rapports sexuels dans le simple but de relâcher la tension. La relation n’a pour but que de se détendre et non de faire monter le plaisir et l’excitation.

2- Les rapports sexuels précipités ou à la hâte peuvent également favoriser l’éjaculation précoce. Généralement, le stress et la tension nerveuse qui pèsent faute de temps ou à cause de la crainte d’être surpris tendent à précipiter l’éjaculation.

3- La fréquence des rapports sexuels est aussi déterminante dans le timing de l’éjaculation. Pendant le rapport, la tension sexuelle et l’excitation sont d’autant plus élevées qu’il est difficile de les contenir. L’homme n’arrive pas à contrôler du fait du manque de pratique, mais surtout à cause de l’accumulation de la tension sexuelle.

4- L’état psychologique de l’homme est également important concernant notamment l’éjaculation. Être nerveux, stressé, tendu pour quelques raisons que ce soit, peut en effet augmenter les risques d’éjaculer précocement. C’est par exemple le cas lors du tout premier rapport sexuel. Face au stress et à la nervosité, de vouloir faire bien les choses, l’homme perd tout contrôle de lui-même. Il en est de même de la peur et de l’angoisse qui pèsent sur un homme qui a toujours été un éjaculateur précoce. Ainsi, en voulant trop bien faire, il ne parvient qu’à encore plus s’enfoncer.

Les facteurs de risques

Il existe en principe certains éléments qui peuvent augmenter encore plus le risque d’éjaculer prématurément :

• le stress,
• l’anxiété,
• une mauvaise hygiène e vie,
• le manque de sommeil,
• une mauvaise habitude de masturbation,
• un traumatisme au niveau des parties génitales,
• une hyperexcitabilité du réflexe d’éjaculation,
• une maladie neurologique,
• une anomalie au niveau de la glande thyroïde,
• une hypersensibilité du gland…

Quelles conséquences sur la vie de l’éjaculateur précoce ?

Nombreux hommes se ruent vers les sexologues et autres spécialistes qui peuvent aider à résoudre le problème de l’éjaculation précoce. La raison en est toute simple : ce trouble impacte grandement sur leur vie, et notamment sur la vie sexuelle de leur couple. Il arrive même pour certains hommes que ce trouble devient la cause d’un vrai problème de personnalité, de l’estime de soi et de l’identité masculine. Il arrive chez certains couples que le problème d’éjaculation précoce soit à l’origine d’une perte de désir chez la femme.

Pourtant pour d’autres hommes, le problème est vu comme étant une vraie plaie leur donnant honte. Ainsi, ils ont même honte à l’idée d’en parler à des amis ou à un sexologue afin de chercher la solution adéquate.

Pourtant, il existe bel et bien des solutions pour se défaire de l’éjaculation précoce et parvenir à une meilleure maîtrise sur ses capacités et aptitudes sexuelles.

Les solutions pour retarder l’éjaculation ?

Aujourd’hui, il existe de nombreuses solutions pour éviter l’éjaculation précoce. En plus des traitements médicaux et traitements à base de produits médicamenteux, il existe des solutions naturelles dont les sessions de coaching avec des sexothérapeutes.
Les traitements médicamenteux

De nombreux médicaments sont aujourd’hui proposés dans les pharmacies ou par les médecins afin d’aider les hommes à retarder leur réflexe d’éjaculation.

La dapoxetine, par exemple, agirait sur le stimulus nerveux à l’origine du réflexe d’éjaculation. De fait, l’éjaculation est retardée, permettant d’accroître de deux à trois fois la durée des ébats amoureux. Ce médicament, prescrit pour un traitement d’une année, peut avoir des effets indésirables, dont des maux de tête, des diarrhées, des étourdissements ou des nausées.

Existant depuis 2018, le Fortacin est également une alternative pour corriger le problème d’éjaculation précoce. Ce médicament, à asperger sur le gland est en fait un anesthésiant qui bloque le flux nerveux qui transmet l’ordre d’éjaculer depuis le cerveau. Il contribue à réduire la sensibilité du gland. Il n’est pas toutefois sans effets secondaires. Ceux-ci peuvent inclure des maux de tête, une diarrhée ou des nausées.

Il y a également les solutions à base de gel ou de pilules retardant qui peuvent s’acheter dans les pharmacies. Contrairement aux traitements médicamenteux, ceux-ci s’utilisent ou se prennent directement avant l’acte, et ont une durée d’efficacité assez limitée.

Les traitements naturels pour l’éjaculation précoce ?

La prise en charge par un sexologue

De nos jours, il existe des solutions proposées par des sexologues afin d’aider les hommes à mieux maîtriser leur éjaculation. Pour la plupart des sexologues, il s’agit d’un condensé de méthodes dont la grande partie est déjà reconnue et utilisée. En principe, ces solutions regroupent trois méthodes : la méthode sexofonctionnelle, la méthode sexocorporelle et la sexothérapie. Mélangeant à la fois la sexologie et la psychologie, ces thérapies permettent d’aider un homme à agir en même temps sur sa psychologie, tout en ayant une sexualité consciente. De fait, ces méthodes permettent de mieux gérer l’excitation et la tension sexuelles, pour ensuite parvenir à maîtriser l’éjaculation.

La méthode consciente « thérapie de couple »

Cette méthode, souvent proposée par les sexologues, permet bel et bien de traiter le trouble de l’éjaculation précoce. Mais, il nécessite la coopération de votre partenaire, et peut aussi prendre beaucoup de temps. Cette méthode est appelée thérapie de couple, car elle est la plus souvent proposée aux couples qui voient leur vie sexuelle se dégrader à cause de ce trouble.
Se départageant en plusieurs phases, cette méthode permet à l’homme de mieux gérer son éjaculation. Mais plus encore, les effets s’étendent également sur son couple : la possibilité de se découvrir et d’évoluer ensemble dans la vie sexuelle.

Phase 1 : redécouvrir son corps

Il s’agit de redécouvrir autant le corps de l’homme que de la femme, l’objectif principal est la détente physique maximale. Cette détente permettra de mieux se concentrer sur les sensations corporelles. Cet exercice de détente maximale devra être répété sur une période de 1 à 10 semaines avant de passer à la phase suivante.

Phase 2 : apprendre à détecter l’imminence de l’orgasme

Si l’homme ne peut gérer son éjaculation, c’est tout simplement à cause du fait qu’il ne sait pas quand il va éjaculer. Ainsi, avec cet exercice, il aura à apprendre à détecter les sensations prémonitoires de l’orgasme. Connaître ces sensations prémonitoires l’aidera à mieux appréhender le niveau d’excitation maximale qu’il peut gérer sans déclencher l’orgasme. Cet exercice devra être répété au moins 5 fois pendant une à trois semaines avant de continuer avec l’étape suivante.

Phase 3 : le « stop-and-go »

Plus ou moins similaire à la précédente phase, celle-ci comporte plutôt un rapport sexuel. Durant le rapport, la femme devra se retirer quand son homme ressent les sensations prémonitoires de l’orgasme. Cet exercice devra être répété au moins 3 fois sur une période de 1 à 10 semaines. Il faut savoir qu’il est impératif que l’homme parvienne à ne pas éjaculer. Seulement quand l’exercice réussit pendant les 3 fois minimum, il sera possible de passer à l’exercice suivant.

Phase 4 : « start and stop »

L’idée est le même que dans le « stop-and-go », mais cette fois-ci la femme ne se retire pas. Elle arrête seulement ses mouvements lorsque l’homme atteint les sensations prémonitoires d’un orgasme imminent. Tout comme pour le stop-and-go, il faudra répéter l’exercice 3 fois sur 1 à 10 semaines et réussir, avant de passer à la phase suivante.

Phase 5 : dernier effort

Il s’agit du dernier effort pour l’homme afin de parvenir finalement à maîtriser le moment de son éjaculation. Dans cet exercice, ce sera à lui d’arrêter lui-même ses mouvements lorsqu’il sent qu’il a atteint le summum de l’excitation qu’il peut gérer avant l’orgasme. Une fois que c’est fait, il faudra juste se laisser guider par le désir, l’excitation et la sensualité. Cela permettra au couple de s’inventer de nouveaux jeux érotiques afin de pimenter leur ébat.

L’hypnose pour contrôler son éjaculation

La raison qui fait qu’il soit impossible de gérer l’éjaculation ou de la contrôler est que celle-ci est déclenchée par l’inconscient de la personne. Ainsi, il s’avère possible d’accéder à l’inconscient d’un homme par des méthodes d’hypnose.

L’hypnose étant un art d’entrer en contact avec l’inconscient d’une personne, elle permet de mettre à jour les schémas ou les critères qui déclenchent votre éjaculation.

Généralement, avec cette méthode, les spécialistes vous aident à mieux appréhender les rapports sexuels si vous êtes de nature à stresser ou à être nerveux. Elle permet également d’apporter certaines mises à jour au schéma inscrit dans votre inconscient, et qui est amené à déclencher le processus d’éjaculation.

Des astuces et conseils être endurant au lit ?

Il existe encore d’autres solutions permettant de mieux contrôler la tension et l’excitation sexuelle, et éviter ainsi d’éjaculer trop vite.

• Augmenter la fréquence des rapports sexuels : souvent, les hommes qui ont ce problème évitent de faire l’amour assez souvent par honte de ne pas tenir assez longtemps. Pourtant, c’est l’erreur fatale à ne pas faire. Au contraire, augmenter la fréquence de vos rapports sexuels peut vous aider à durer un peu plus encore à chaque fois. Le meilleur rythme est de l’ordre de deux à trois fois par semaine. Il faut également savoir que la moyenne normale des rapports sexuels est de deux fois par semaine.

• Déstressez et ne culpabilisez pas : il est tout à fait normal que vous puissiez vivre ce genre de problème. Il ne s’agit en aucun cas de votre faute, et cela n’indique pas que vous êtes « anormale ». Plus vous stressez et culpabilisez sur ce point, plus vous aurez du mal à le gérer. Si votre partenaire souffre de ce problème, aidez-le à le surmonter. Le vrai problème est, pour les hommes, la peur de ne plus susciter le désir chez sa partenaire.

• Prenez le temps, ne vous pressez pas : quand vous avez des rapports sexuels, rappelez-vous qu’il ne s’agit pas d’une course contre la montre. Prenez le temps, profitez de chaque instant, ne lésinez pas sur les caresses préliminaires. Cela vous permet à la fois de vous détendre et d’apprécier l’instant sans penser directement à l’éjaculation. Faites des pauses de temps en temps (tout comme indiqué dans les exercices plus haut). Changez de position, pensez à adopter des positions qui vous mettent à l’aise et qui vous permettent d’apprécier pleinement les sensations. Toutefois, ne faites pas de fixation sur les sensations ou sur l’excitation. Pensez surtout à respirer normalement, cela vous permet de déstresser et, surtout, de détendre la tension sexuelle qui monte en vous.

• Amusez-vous et parlez-vous tendrement pendant l’acte : n’oubliez pas que vous faites l’amour à votre partenaire, vous lui faites plaisir ou, plutôt, vous vous faites plaisir mutuellement. Arrêtez de vous mettre la pression, et pensez à vous amuser. Parlez tendrement pendant l’acte. Selon les sexologues, c’est en même temps un moyen d’améliorer votre relation de couple et votre vie sexuelle.

Conclusion

Près de 30 % des hommes sont aujourd’hui concernés par le problème d’éjaculation précoce. D’ailleurs, selon les statistiques, ce trouble est la première raison qui pousse les hommes à consulter un sexologue. Pourtant, il faut savoir que le trouble d’éjaculation précoce n’est en rien une maladie ni un critère d’anormalité. Pour de nombreux hommes, le problème persiste non pas parce que c’est une maladie, mais plutôt parce qu’ils évitent d’en parler pour trouver la solution adaptée.

Aujourd’hui, de nombreuses solutions sont possibles pour soigner l’éjaculation précoce : les traitements médicamenteux, les produits retardateurs ou anesthésiants, la psychothérapie, l’hypnose et la sexothérapie.

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